Persuader signifie amener dans l’esprit de l’individu des idées, des sentiments, des incitations, que vous souhaitez qu’il accepte. Chacun s’efforce tout au long de sa vie d’utiliser la persuasion. Nous vous indiquerons les principes les plus efficaces pour influencer les gens par la parole. Le fait de procéder selon des règles précises vous donne une supériorité évidente sur tous ceux qui les ignorent. Si vous êtes en présence d’une personne que vous essayez d’influencer, vous la rendrez réceptive.
1. évitez tout ce qui pourrait l’inciter à rejeter vos suggestions,
2° en préparant son esprit à subir l’influence que vous voulez que vos paroles exercent. Il faut donc éviter de faire la moindre impression désagréable, irritante, ennuyeuse ou répugnante, car cette erreur provoquerait une sorte de ressentiment qui pousserait votre interlocuteur à rejeter les impulsions que vous essayez de lui donner. Imposer des reproches justes ou injustes, manifester des accès de colère, prendre un ton défiant, employer des mots blessants, se perdre dans des lamentations, c’est rendre impossible toute influence persuasive. Manifester impérieusement, ou du moins clairement, ce que l’on veut, c’est mettre l’esprit auquel on s’adresse sur la défensive et l’inciter à fuir.
Ne jamais s’opposer catégoriquement à une déclaration, accepter calmement ce qui est dit, ne pas avoir l’air d’avoir déjà une opinion contraire, exprimer calmement et poliment, si nécessaire, des idées antagonistes à celles qui sont exprimées et ne jamais insister. Si les actions d’une personne vous déplaisent, ne le manifestez pas extérieurement par d’autres moyens que par des paroles pleines de mesure et de dignité. N’ont pas l’air d’être prêts à gagner le match.
N’exposez pas vos plaintes. Ne donnez pas l’impression d’être trop profondément affecté par la façon dont vous êtes traité. Gardez l’attitude d’une personne qui est sûre de ce qu’elle veut et qui n’est pas pressée, précisément parce qu’elle est sûre de l’obtenir. Vous pouvez, si ce n’est pas le cas, exprimer vos constatations quant aux actes qu’il vous convient d’éviter de restituer, mais n’énoncez que des faits, ne les commentez pas, ne prononcez pas de jugements. De cette manière, vous allez profondément perturber votre interlocuteur. Maintenant, une perturbation facilite la persuasion.
Quelle que soit la raison pour laquelle vous essayez de convaincre quelqu’un, il est préférable de ne pas le laisser voir votre but précis. En amenant une personne à agir dans une direction déterminée, évitez de lui faire prendre conscience de l’importance que vous attachez à ce qu’elle décidera. Parlez-lui de manière à éveiller en lui les dispositions susceptibles de le conduire à vous donner satisfaction. Adressez-vous avec discernement à son intellectualité, à ses sentiments ou à son intérêt. Créez des impressions favorables à votre objectif. Faites-lui admettre que ce que vous souhaitez qu’elle fasse est conforme à son idéal. Surtout, prenez une manière indirecte de l’affirmer : évitez toute allusion précise, car vous devez soigneusement déguiser votre jeu. Une affirmation répétée un certain nombre de fois, en tenant compte des principes énumérés ci-dessus, c’est-à-dire en veillant à ne pas éveiller la suspicion ou l’irritation, est un pouvoir auquel personne ne peut résister plus d’un temps limité. Faites preuve de persévérance.

Former une compétence durable par les neurosciences, la pleine conscience, et l’intelligence émotionnelle appliquée.