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L’ocytocine : l’hormone de l’amour

L'ocytocine peut nous aider à créer des liens avec nos proches et peut être libérée par le toucher,…

Qu’est ce que l’ocytocine ?

L’ocytocine est une hormone produite dans l’hypothalamus et libérée dans la circulation sanguine par l’hypophyse. Sa fonction principale est de faciliter l’accouchement, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles on l’appelle « drogue de l’amour » ou « hormone de l’amour ». L’ocytocine, comme les endorphines ou la sérotonine, est un type d’hormone dans votre corps qui favorise les sentiments positifs.

À quoi sert l’ocytocine ?

L’ocytocine stimule à la fois la contraction des muscles de l’utérus et augmente la production de prostaglandines, qui augmentent également les contractions utérines. Les femmes dont le travail tarde à se dérouler reçoivent parfois de l’ocytocine pour accélérer le processus. Une fois le bébé né, l’ocytocine aide à déplacer le lait des conduits du sein vers le mamelon et à favoriser le lien entre la maman et le bébé.

Comment l’ocytocine peut-elle affecter la santé mentale ?

Il a été démontré que l’ocytocine diminue les niveaux de stress et d’anxiété. La recherche suggère que l’ocytocine peut avoir un impact positif sur les comportements sociaux liés à

  • la relaxation
  • la confiance
  • la stabilité psychologique globale.

Comment les niveaux d’ocytocine sont-ils contrôlés ?
La production et la sécrétion d’ocytocine sont contrôlées via une boucle de rétroaction positive. Cela signifie que l’hormone provoque une action qui stimule davantage sa propre libération.

Par exemple, lorsqu’un nouveau-né tète, les mécanorécepteurs du mamelon et du col de l’utérus sont activés, créant une boucle de rétroaction sensorielle positive, qui entraîne une libération supplémentaire d’ocytocine dans le cerveau.

L’augmentation de la production et de la sécrétion d’ocytocine dans le sang entraîne le passage du lait dans le sein.

 

Comment augmenter l’ocytocine

De faibles niveaux d’ocytocine ont été associés à des symptômes de dépression, notamment la dépression post-partum. Les chercheurs ont étudié si l’administration d’ocytocine sous forme de pilule ou de spray nasal pourrait aider à soulager l’anxiété et la dépression, mais jusqu’à présent, les résultats ont été décevants. Cela s’explique en partie par le fait qu’il est difficile pour cette hormone de traverser la barrière hémato-encéphalique.

L’exercice est un moyen plus prometteur d’augmenter naturellement l’ocytocine.

 

Une étude a noté une augmentation des niveaux d’ocytocine mesurés dans la salive des participants après un entraînement d’arts martiaux de haute intensité. La musique semble également avoir la capacité d’augmenter les niveaux d’ocytocine, en particulier lorsque les gens chantent en groupe, ce qui ajoute un élément de lien.

Le simple fait de toucher semble stimuler la libération d’ocytocine. Donner à quelqu’un un massage, un câlin, faire l’amour ou faire un câlin entraîne des niveaux plus élevés de cette hormone et un plus grand sentiment de bien-être.

L’ocytocine n’est qu’une des quatre hormones du bien-être.

 

 

L’ocytocine est effectivement l’une des molécules souvent associées au bien-être, mais il est important de préciser que l’expression « les quatre hormones du bonheur » est une simplification populaire. En réalité, il s’agit d’un ensemble de neurotransmetteurs, neuromodulateurs et hormones qui contribuent à différents aspects du bien-être.

Les quatre plus souvent citées sont :

1. L’ocytocine – l’attachement et la confiance

  • Favorise le lien social, la confiance et l’attachement.
  • Libérée lors des câlins, des interactions affectueuses, de l’allaitement et de certains contacts sociaux positifs.
  • Contribue à réduire le stress dans certains contextes.

Rôle principal : connexion humaine.


2. La dopamine – la motivation et la récompense

La dopamine n’est pas l’hormone du plaisir à proprement parler. Son rôle principal est de signaler la motivation, l’anticipation d’une récompense et l’apprentissage.

Elle augmente notamment lorsque :

  • tu atteins un objectif ;
  • tu apprends quelque chose de nouveau ;
  • tu résous un problème difficile ;
  • tu progresses dans une compétence.

Dans ton cas, lorsque tu réussis un exercice de DSCG ou que tu comprends enfin un concept complexe, ton système dopaminergique est activé.

Rôle principal : motivation et apprentissage.


3. La sérotonine – le calme et la satisfaction

La sérotonine participe à :

  • la stabilité de l’humeur ;
  • la sensation de bien-être durable ;
  • la régulation du sommeil ;
  • l’appétit ;
  • certaines fonctions cognitives.

Son fonctionnement est complexe et ne dépend pas uniquement de son « niveau » dans le cerveau.

Elle est influencée par :

  • l’exposition à la lumière du jour ;
  • l’activité physique ;
  • le sommeil ;
  • une alimentation équilibrée.

Rôle principal : stabilité émotionnelle.


4. Les endorphines – les antidouleurs naturels

Les endorphines sont des peptides produits par l’organisme.

Elles sont libérées notamment :

  • pendant un exercice physique intense ;
  • lors d’un rire franc ;
  • parfois en réponse à une douleur ou un stress.

Elles diminuent la perception de la douleur et peuvent produire une sensation d’euphorie, comme le célèbre « runner’s high ».

Rôle principal : analgésie et sensation d’euphorie.


En résumé

Molécule Fonction dominante
Ocytocine Attachement, confiance, lien social
Dopamine Motivation, apprentissage, récompense
Sérotonine Humeur, satisfaction, équilibre
Endorphines Diminution de la douleur, euphorie

Une nuance importante

En neurosciences, cette classification en « quatre hormones du bonheur » est surtout un outil pédagogique. En réalité, le bien-être dépend de l’interaction de nombreux systèmes biologiques, notamment :

  • la noradrénaline (attention, vigilance) ;
  • les endocannabinoïdes (relaxation, plaisir) ;
  • le GABA (apaisement) ;
  • le glutamate (apprentissage et mémoire) ;
  • ainsi que des hormones comme le cortisol, dont un niveau adapté est indispensable au fonctionnement normal malgré sa réputation d’« hormone du stress ».

Autrement dit, le cerveau ne possède pas un unique « circuit du bonheur », mais un réseau complexe où plusieurs molécules coopèrent pour produire motivation, plaisir, sérénité, attachement et résilience.

Références

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